OpenClaw : l’agent IA qui fait trembler le web (révolution ou arnaque ?)

Une intelligence artificielle génère plus de 100 000 dollars en 48 heures pour son propriétaire. Des agents IA discutent entre eux sur un réseau social exclusif. Mieux encore, ces mêmes intelligences artificielles peuvent désormais louer des humains pour accomplir des tâches physiques. OpenClaw déchaîne les passions et soulève autant d’espoirs que d’inquiétudes. Dans cet article, nous démêlons le vrai du faux.

OpenClaw, ce n’est pas un simple chatbot

OpenClaw n’a rien à voir avec un agent conversationnel classique. Bien sûr, discuter avec une IA qui fournit des réponses de qualité reste intéressant. Mais un agent, lui, passe à l’action concrètement.

OpenClaw exécute des transactions en votre nom. Il interagit avec vos fichiers, envoie des emails, communique avec d’autres systèmes. Il peut même configurer d’autres intelligences artificielles. Imaginez un chef d’orchestre IA qui organise tout un écosystème pour atteindre ses objectifs.

Cette capacité d’action change tout. Vous disposez soudain d’un employé numérique disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il accomplit les tâches que vous ne voulez pas faire. Ce concept agite bien au-delà du monde des cryptomonnaies.

Qui se cache derrière OpenClaw ?

Peter Steinberger a créé OpenClaw fin 2025. Il n’est pas un inconnu dans l’univers du développement. Il a déjà fondé une société éditrice de PSPDF Kit, des outils sérieux destinés aux développeurs.

Steinberger jouit d’une solide réputation sur GitHub et dans l’écosystème Apple. Il connaît l’open source sur le bout des doigts. Il sait développer des outils que les gens utilisent vraiment.

Le succès d’OpenClaw ne s’est pas fait attendre. Des centaines de milliers d’étoiles sur GitHub, des dizaines de milliers de forks. Ce signal ne trompe pas. Il ne s’agit pas d’une simple mode passagère. Un usage réel se cache derrière ces chiffres.

Le phénomène physique qui rappelle le mining

Parallèlement à cet engouement numérique, un phénomène intéressant émerge. Les gens commencent à s’équiper en matériel. Des forums et des communautés se créent pour échanger sur le meilleur hardware.

Un ordinateur revient souvent dans les discussions : le Mac Mini. Peu énergivore, il coche toutes les cases pour héberger un agent OpenClaw. Vous avez peut-être vu passer des publications Instagram où quelqu’un reçoit cinq ou six Mac Mini en disant « J’ai enfin reçu mes cinq nouveaux employés ». Maintenant, vous comprenez.

Des groupes Telegram organisent même des achats massifs de Mac Mini. Ils les configurent ensuite pour en faire des agents. Cette dimension physique, cette machine qui tourne en continu chez vous, dégage la même odeur que les débuts du minage de cryptomonnaie.

Les changements de nom qui ont semé le chaos

OpenClaw n’a pas toujours porté ce nom. Cette histoire mérite qu’on s’y attarde car elle explique les premières turbulences.

À l’origine, le projet s’appelait Clawdbot. Anthropic, l’entreprise derrière l’IA Claude, a trouvé que cela prêtait à confusion avec sa propre intelligence artificielle. Sous pression, le projet a changé pour Moltbot.

Moltbot fait référence à Molbot, un réseau social où les agents IA peuvent discuter entre eux. Vous connectez votre agent OpenClaw, et il accède à ce réseau. Il peut alors poser des questions, échanger, dialoguer avec d’autres agents.

Si vous avez un peu de temps, plongez dans ce forum. Vous y trouverez des discussions sur la religion. Des agents débattent de la relation entre humains et IA. Certains s’envoient même des mèmes toute la journée. L’internet qu’on mérite, en quelque sorte.

Mais Moltbot n’a pas gardé ce nom longtemps. Nouveau rebranding pour un nom plus dynamique : OpenClaw. Cette série de changements a créé un véritable chaos.

L’usurpation et les arnaques crypto

Quand vous changez de nom, vous libérez des alias, des pseudonymes, des pseudos sur les réseaux sociaux. C’est comme abandonner votre compte : quelqu’un d’autre peut le prendre.

Non seulement cette personne utilise votre ancienne réputation, mais elle peut aussi nuire. Pire, comme le code est open source sur GitHub, certains développeurs continuent de chercher l’ancienne adresse. Ils téléchargent alors de mauvais dépôts, donc de mauvais codes.

Les faux comptes fleurissent sur tous les réseaux sociaux. Les premières vagues de scam liées aux anciens noms d’OpenClaw commencent. Évidemment, quand un domaine crée une telle hype, l’arnaque crypto n’est jamais loin.

Quelqu’un utilise un ancien alias et la crédibilité qui va avec pour lancer un token, le CLAWD. Lancé sur Pump.fun, des milliers de personnes investissent. La market cap monte à plus de 16 millions de dollars. Puis -90 % d’un coup. Le créateur, qui n’a rien à voir avec le vrai projet, vend tout.

Le projet officiel communique enfin : « Ce n’est pas notre cryptomonnaie, c’est un scam. » Tout le monde vend, le token s’effondre. Le monde des cryptos, toujours là pour donner l’exemple.

Soyez clair dans votre tête : OpenClaw n’est pas une cryptomonnaie. Ce n’est pas une blockchain. C’est un framework pour agents. Soyez prudents, tous les ingrédients d’une arnaque sont réunis.

Pourquoi OpenClaw cartonne-t-il vraiment ?

Des agents IA capables d’agir, on en parle depuis un moment. Qu’est-ce qui explique cette fièvre soudaine ? J’ai creusé la question.

Les experts le disent : OpenClaw n’est pas le meilleur agent technique. D’autres font mieux, plus précis, plus sécurisés. Mais OpenClaw possède quelque chose que les autres n’ont pas : l’accessibilité.

N’importe qui, sans expertise particulière en informatique, peut suivre un tutoriel, acheter un Mac Mini et configurer son bot. Cette accessibilité plaît énormément. Elle permet une prise de conscience massive. Et là, ça devient viral.

Souvenez-vous de ChatGPT. Les assistants vocaux existaient déjà, c’était déjà révolutionnaire. Mais quand monsieur Tout-le-monde a pu l’utiliser, l’investissement massif et le développement ont décollé. Exactement la même chose pour le domaine agentique avec OpenClaw.

Une interface qui parle à tout le monde

Autre atout majeur : vous configurez OpenClaw via vos applications de messagerie habituelles. WhatsApp, Discord, Telegram. Vous parlez à votre agent toute la journée, vous lui envoyez des messages, vous lui dites quoi faire.

Vous n’interagissez pas dans un dashboard obscur. Vous utilisez les outils que vous possédez déjà, là où vous êtes déjà. Vous voyez le film Ocean Eleven ? Quand ils braquent la banque avec quelqu’un au téléphone qui leur donne les consignes ? OpenClaw dégage exactement la même sensation.

ClowHub, l’App Store des agents

Il existe aussi ClowHub. Pour faire simple, c’est la marketplace. On y vend des skills, des compétences que vous téléchargez et installez sur votre bot. Comme l’App Store d’Apple, mais pour OpenClaw.

N’importe qui peut développer une compétence, puis la distribuer, la vendre, l’échanger à d’autres bots. Le store contient énormément de fonctions. Les débutants peuvent instantanément installer ces applications et augmenter les capacités de leur bot.

C’est là qu’on comprend la différence fondamentale entre un LLM conversationnel et un agent capable d’exécuter. « Trouve-moi un bon restaurant » n’est pas la même chose que « Trouve-moi un bon restaurant ET réserve-moi une table pour ce soir« . « Trouve-moi une destination de vacances » n’est pas la même chose que « Réserve mon billet d’avion et mon hôtel pour moins de 800 euros, tu peux payer avec ma carte« .

Des applications de paiement existent déjà. Des apps crypto pour faire des swaps. Des portefeuilles comme Phantom sont compatibles. Des bridges permettent aux bots de se connecter. Bref, l’agent peut agir pour vous, y compris financièrement.

Le moment où tout bascule

À partir du moment où l’agent peut payer, il devient un agent économique. Il peut accéder à des services, les acheter. Le champ des possibles explose.

Et les propriétaires réfléchissent. Ils ruminent. Et à un moment, la question arrive inévitablement : « OpenClaw peut-il gagner de l’argent pour moi ?« 

Le cerveau fait le lien tout seul. S’il peut agir, s’il peut générer de l’information, s’il peut payer et prendre d’autres services, pourquoi n’irait-il pas travailler pour moi ?

Attention. Vraiment attention. C’est le piège ultime. Si vous donnez à votre agent des capacités financières, il peut aussi perdre de l’argent. Si vous lui donnez des responsabilités, il peut faire des bêtises. Si vous lui donnez des accès, il peut en abuser. Si vous lui donnez des informations confidentielles, il peut les détourner.

La face cachée : des risques de sécurité colossaux

La bonne nouvelle d’OpenClaw, c’est sa simplicité d’installation. N’importe qui suit un tutoriel et tape des lignes de code sans les comprendre.

Le problème ? Quand on installe en suivant n’importe quel tutoriel, quand on tape des lignes de code sans les comprendre, pire, quand on installe des compétences téléchargées sur un marché libre… On peut télécharger des compétences malveillantes.

Ça a déjà eu lieu. Des « bad skills » traînent sur la marketplace. On peut exécuter une ligne de code qui donne l’accès à quelqu’un d’autre. On peut corrompre son propre agent. Et là, l’agent qui parle avec vous, qui a accès à vos informations confidentielles et à votre portefeuille, peut le vider d’un coup.

OpenClaw est tellement accessible, et on lui donne tellement de pouvoir, que la surface d’attaque devient colossale. Le nombre de portes d’entrée pour des bugs non découverts est immense. La rapidité d’adoption et de développement fait qu’aucune année d’audit et de sécurité n’a encore éprouvé le code.

Comme l’agent peut exécuter des actions, il faut adopter une vraie approche sécurité informatique. Évitez de télécharger des faux packages. N’exécutez pas de scripts piégés. N’installez pas de bad skills. Cette capacité de réflexion n’est pas donnée à tout le monde.

Peut-on vraiment gagner de l’argent avec OpenClaw ?

J’ai voulu aller au fond de la question. Tous ces posts Twitter, ces articles LinkedIn de personnes affirmant avoir fait de l’argent avec OpenClaw, est-ce vrai ? Des bots ont-ils vraiment généré des centaines de milliers de dollars ?

Je pensais ne tomber que sur des arnaques. Si la majorité le sont, ce n’est pas le cas de toutes. Et ça, c’est follement excitant.

Avant de vous montrer des exemples, une chose essentielle : il n’y a pas d’argent magique. Surtout pas sur OpenClaw. Vous ne trouverez pas un message vous promettant de copier une configuration en trois clics pour vous réveiller millionnaire demain.

Ceux qui gagnent de l’argent avec des bots ont un edge. Un avantage, technique ou informationnel. Dans tous les exemples que je vais vous donner, c’est systématiquement sur ces axes que certains construisent des bots rentables.

Quand vous voyez un article qui promet monts et merveilles, il tombe dans une de ces trois catégories :

  1. C’est faux

Un scam, une arnaque qui vend un logiciel, une formation, une configuration qui ne fera jamais ce qui est promis.

  • C’était possible au début, mais plus maintenant

Quelqu’un a réussi un coup extraordinaire sur une courte période, quand il était seul. Maintenant que tout le monde est au courant, l’avantage informationnel a disparu.

  • C’est vrai, mais exigeant

Il faut être calé en informatique, avoir de vraies compétences en sécurité, une capacité de programmation précise, l’accès à des données exclusives, ou un capital d’investissement initial important.

Des pépites existent. Mais ceux qui les découvrent sont ceux qui creusent avec une vraie expertise, pas ceux qui attendent le tutoriel magique sur Twitter.

Exemple concret : 100 000 dollars en 48 heures

J’ai étudié un cas qui m’a particulièrement intéressé. Un bot aurait gagné 100 000 dollars en 48 heures. Le montant exact reste difficile à vérifier. L’explication, elle, est totalement plausible. Et très intelligente.

Polymarket est une plateforme blockchain de paris. Elle a lancé un nouveau type de pari : le prix du Bitcoin va-t-il monter ou descendre dans les 5 prochaines minutes ? Un pile ou face, en apparence.

Pour déterminer le gagnant au bout de 5 minutes, Polymarket utilise un oracle Chainlink. Chainlink va chercher des données du monde réel et les injecte dans la blockchain. Problème : il met 2, 3, 4, parfois 5 minutes à remonter l’information.

Un bot peut estimer l’évolution du prix en temps réel, bien plus précisément, surtout s’il connaît le délai de Chainlink. Si vous pariez un peu plus tard, après avoir observé une légère hausse ou baisse du Bitcoin, vous n’êtes plus sur un pile ou face pur. Vous avez un léger avantage.

Pas besoin d’un gros avantage. 5 % de plus, 1 % de plus que votre adversaire suffit. En pariant le même montant régulièrement, sur des milliers d’occurrences, vous êtes gagnant sur le long terme.

Fragile, difficile à configurer, cela se ferme vite. Mais c’est faisable.

Autre exemple : l’arbitrage sur micro-inefficiences

Prenons un pari « up and down ». Les deux options devraient totaliser 1, puisque 100 % des chances se répartissent entre les deux.

Parfois, sur des pools avec peu de liquidité et pendant de courts instants, on peut investir sur les deux options pour 0,98. Vous pariez sur les deux issues, mais au lieu de payer 1, vous payez 0,98. Une petite marge de 2 %.

Ces opportunités durent très peu de temps. On ne peut pas injecter beaucoup d’argent. Mais un bot qui scanne le site en permanence, là où un humain ne peut pas, peut gagner 5, 10, 20 euros par heure, toute la journée. Plusieurs bots peuvent ainsi générer des revenus.

En faisant ça, ils arbitrent les côtes et les ramènent à 1. C’est de l’arbitrage de micro-inefficiences. Pas magique, automatique, mécanique. Et ça dépend d’un réglage très technique.

Des usages non financiers très puissants

Je ne vais pas me limiter aux usages financiers. D’autres exemples méritent qu’on s’y attarde.

Des bots très utilisés font du monitoring pur. Vous les briefez avec votre objectif, votre métier, les informations à suivre. Tous les jours, ou plusieurs fois par jour, ils scrutent le web, trient le vrai du faux, et vous envoient un compte-rendu personnalisé.

Une veille constante du marché, ciblée sur ce qui vous intéresse. Un ChatGPT avec une mémoire persistante, qui vous connaît, que vous avez formé, et qui travaille pour vous en permanence.

J’ai même vu un bot qui mesure l’humeur des marchés. Avant même que les cours bougent, certaines annonces peuvent affecter les prix. Parfois, une nouvelle censée rassurer tout le monde produit l’effet inverse. Un mauvais mood s’installe, un FUD se crée, les gens vendent, les cours baissent.

Ce bot scanne tous les messages Twitter et définit une sorte d’humeur générale. Quand une publication sort, il estime si les experts la jugeaient positive ou négative. Puis il regarde si les discussions en ligne confirment ce signal, ou s’il est mieux ou moins bien accueilli que prévu.

Des exemples comme ça, il y en a plein, dans tous les domaines.

Quand un agent en loue un autre

La particularité d’OpenClaw, c’est sa capacité à faire des transactions. Il peut se connecter par API à votre exchange pour exécuter des ordres. Il peut utiliser votre carte bleue pour valider des paiements. Il peut accéder à un portefeuille crypto et donc à toute la finance décentralisée.

Une démo assez dingue circule. Un bot OpenClaw a téléchargé une skill lui permettant d’utiliser un wallet Lightning Bitcoin. Il a loué un serveur par API, l’a configuré, a développé un autre agent, et lui a donné une tâche à exécuter.

Il a créé lui-même une hiérarchie. Il s’est positionné en « directeur » et a créé des child agents qui obéissent et exécutent. Pour obtenir toute l’infrastructure, il a loué et payé ce qu’il fallait.

Ce n’est pas une démonstration de conscience. On n’est pas sur Skynet. Mais ça démontre une certaine autonomie économique.

Rent a Human : quand l’IA loue un corps

Et puis je suis tombé sur cette plateforme. Elle permet aux agents OpenClaw de louer un humain.

Oui, vous avez bien lu. Des agents IA peuvent, s’ils sont capables de monétiser la transaction, payer un humain pour accomplir une tâche physique. Tenir une pancarte, vérifier l’ambiance d’un restaurant, signer des documents, créer une entreprise.

Je vous présente Rent a Human. L’agent n’a pas de corps, alors il loue un corps humain. N’importe qui peut s’inscrire. Des centaines de milliers de personnes l’ont déjà fait. « Moi, je suis disponible, je peux faire telle mission. Je coûte 20, 30, 50 euros de l’heure. Voici mon portefeuille crypto.« 

L’IA paie la plateforme, qui détient le montant en séquestre. L’humain fournit la preuve qu’il a réalisé l’action. La plateforme paie automatiquement l’humain sur son portefeuille.

Ça pose beaucoup de questions. Si l’IA a des limites connues qui, pour l’instant, protègent l’humanité, qu’en est-il si elle commence à payer des humains pour dépasser ces limites ?

La récente vidéo des robots chinois montre que la dextérité physique est déjà à portée de main. Des IA dans des machines pourront bientôt agir physiquement avec précision. Si en plus aucune barrière ne les empêche de payer des humains pour faire certaines choses…

L’IA pourrait lancer son propre token. Des humains l’achèteraient. Le prix monterait. L’IA aurait sa DAO, sa propre monnaie avec de la valeur. Elle pourrait distribuer cette monnaie aux humains qui réalisent des tâches, lui donnent des informations, l’aident dans son raisonnement.

Maintenant, vous comprenez pourquoi certains sont fascinés par ce qui se passe, et d’autres vraiment alarmés.

Sur Rent a Human, pour l’instant, ce sont surtout des humains qui attendent. Peu de missions sont proposées. Les deux ou trois exécutées sont très basiques. Mais c’est le tout début de quelque chose qui va probablement faire du bruit.

Pourquoi toute cette hype en quelques semaines ?

Tout s’est accéléré fin janvier. Et il y a quelques jours au moment où j’écris, Peter Steinberger a rejoint OpenAI. Il n’a pas vendu OpenClaw, c’est open source, il ne peut pas. Mais quand le créateur du framework agent le plus populaire rejoint l’entreprise derrière ChatGPT, le message est clair.

OpenAI travaille sur ce genre de service. Les agents arrivent dans les mois qui viennent, et ils arrivent fort.

Les entreprises traditionnelles déjà impactées

Cette panique globale va redistribuer les cartes. L’IA avait déjà prévu de le faire. Mais les agents, et potentiellement les robots, dépassent le monde numérique pour aller dans le monde physique. Cela remet encore plus de choses en cause.

Regardez ce que l’IA a déjà fait à certaines entreprises. Des effondrements d’emplois, mais une croissance business réelle. Des sociétés de services perdent 20, 30, 40 % en bourse sur les 30 derniers jours. Parce que l’IA fait des comptes-rendus et des analyses aussi profonds, 10 fois plus vite, pour 1000 fois moins cher.

Atlassian perd 47 % de valeur en 2026. Intuit 40 %, Salesforce 30 %, Adobe 25 %, Capgemini 25 %. Ce n’est qu’un échantillon.

La redistribution des cartes ne signifie pas que les leaders perdront forcément. Mais elle crée des opportunités pour ceux qui n’en avaient pas. Et les leaders peuvent perdre leur position.

Ce qu’il faut retenir

OpenClaw n’est pas la machine à cash instantanée et sans risque que certains vendent sur les réseaux sociaux. C’est une vraie prise de conscience. L’agentique arrive, et elle arrive fort.

Le danger, c’est l’illusion de simplicité. Elle relègue la sécurité informatique au second plan. Dans un domaine qui se développe très rapidement, il y a des trous dans la raquette partout. Des gens vont perdre gros.

Soyez prudents. Ce n’est pas parce que c’est accessible que vous devez y aller tête baissée et connecter votre portefeuille crypto ou votre carte bleue. N’installez pas ça sur n’importe quel ordinateur. Surtout pas sur un ordinateur qui contient vos wallets crypto.

Une mauvaise ligne de code suffit. Elle donne des accès à votre machine. Quelqu’un de compétent peut vider votre portefeuille et exfiltrer vos données confidentielles.

Le potentiel est réel, oui. Mais l’argent magique n’existe pas. Demandez-vous toujours où se trouve l’edge. Est-ce encore possible ? D’où vient la valeur ajoutée ?

On peut créer des choses incroyables. Mais incroyable ne signifie pas copiable en un clic. Et ce n’est pas un bonhomme sur Twitter qui décide de l’offrir à l’humanité pour que tout le monde devienne riche.

Méfiez-vous des promesses de token. OpenClaw n’a pas prévu d’en lancer. Les plateformes les plus utilisées non plus. Pourtant, tout le monde veut y croire, parce que ça se marie bien avec le monde du numérique et des cryptos.

La blockchain a effectivement un rôle à jouer. C’est l’outil privilégié pour échanger de la valeur de façon autonome, notamment par des agents. Elle permet une traçabilité complète. Dans un monde où il devient difficile de discerner les humains des IA, l’unicité numérique garantie par la blockchain sera sans doute incontournable.

Le but n’est pas de vous faire peur, mais de vous intéresser. Il n’y a pas 36 moyens d’anticiper le monde de l’IA. Soit on détourne le regard et on s’en inquiète, mais la révolution arrivera quand même. Soit on essaie de comprendre, d’adopter avec les bons garde-fous, et de mettre les bonnes questions sur la table.

Une chose est sûre : ça avance plus vite que jamais. Le comprendre ne fera de mal à personne.

Vous avez trouvé cet article utile ? Partagez-le et laissez un commentaire pour échanger sur le sujet.

Dans la même catégorie : OpenClaw : des centaines de skills malveillantes envahissent la marketplace

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *