Le Ghana accélère sa transformation numérique grâce au développement des compétences. Le pays veut anticiper les besoins futurs du marché du travail. L’intelligence artificielle devient ainsi un axe stratégique prioritaire. Les autorités misent sur des partenariats internationaux ciblés.
L’IA, un levier clé pour l’économie ghanéenne
Selon la GSMA, la transformation numérique pourrait générer 34,9 milliards de cedis d’ici 2027. Cette valeur représenterait environ 2,9 milliards de dollars pour l’économie ghanéenne. Toutefois, ce potentiel dépend fortement du développement de compétences numériques avancées. L’intelligence artificielle figure parmi les domaines jugés prioritaires.
Un partenariat envisagé avec le Japon
Le gouvernement ghanéen souhaite lancer un programme structuré en intelligence artificielle et science des données. Cette initiative serait développée en partenariat avec le Japon. Elle vise à préparer les étudiants aux métiers numériques de demain. Elle ambitionne aussi de renforcer la présence du Ghana dans l’écosystème mondial de l’IA.
Le projet a été évoqué lors d’une rencontre officielle la semaine dernière. Le ministre Samuel Nartey George a échangé avec une délégation de l’Université de Tokyo. Les discussions ont porté sur la formation, l’innovation et la coopération académique.
Une initiative portée par l’Université de Tokyo
Le programme s’inscrit dans l’initiative africaine du laboratoire Matsuo de l’Université de Tokyo. Cette initiative concerne le développement des ressources en IA et science des données. Elle prévoit l’extension du programme Global Consumer Intelligence en Afrique. L’objectif est de former 30 000 professionnels de l’IA en trois ans.
Ce projet associe des universités africaines et l’Agence japonaise de coopération internationale. Il vise un renforcement durable des capacités locales en intelligence artificielle. Il privilégie également des compétences directement applicables au marché.
Un programme ciblé pour les étudiants ghanéens
Au Ghana, la formation serait dispensée en ligne et en langue anglaise. Elle ciblerait les universités publiques et certaines écoles secondaires sélectionnées. Le programme inclurait une certification orientée vers l’employabilité. Il mettrait l’accent sur des compétences numériques pratiques.
Lien entre formation, entrepreneuriat et emploi
Les échanges ont aussi abordé le soutien à l’entrepreneuriat numérique local. Ce volet pourrait s’appuyer sur des partenariats avec le PNUD. Des opportunités d’emploi pourraient émerger via des collaborations avec des entreprises japonaises. La JICA faciliterait les liens avec les startups locales.
Une stratégie cohérente pour l’emploi des jeunes
Le Ghana explore activement des coopérations locales et internationales. Ces efforts visent à améliorer l’employabilité des jeunes grâce au numérique. Le programme « One Million Coders » illustre cette ambition nationale. Il prévoit de former un million de jeunes en quatre ans.
Dans ce cadre, le gouvernement collabore déjà avec plusieurs acteurs technologiques mondiaux. Parmi eux figurent Google, Microsoft, Huawei, AWS et TikTok. Cette stratégie répond à un défi social majeur. En 2024, le chômage des jeunes atteignait 32 % chez les 15-24 ans.