Le Ghana renforce son écosystème numérique en ouvrant la validation publique d’un projet de loi dédié aux start-up. Le texte vise à structurer et soutenir l’innovation dans un secteur en forte croissance. Le gouvernement veut ainsi offrir un cadre clair aux entrepreneurs et investisseurs. Cette initiative confirme l’ambition du pays de devenir un hub technologique majeur en Afrique de l’Ouest.
Un projet de loi pour soutenir l’écosystème des start-up
Le Ghana dispose d’un des écosystèmes de start-up les plus dynamiques de la région. Selon StartupBlink, il figure à la 81ᵉ place mondiale et gagne du terrain en Afrique de l’Ouest.
Le gouvernement a finalisé le projet de loi sur l’innovation et les start-up en partenariat avec le secteur privé. Désormais, les autorités ouvrent une phase de validation publique afin de recueillir les contributions des parties prenantes.
Une consultation inclusive et nationale
Le ministère de la Communication, de la Technologie numérique et de l’Innovation a annoncé la tenue d’ateliers de validation. Ces sessions impliqueront des organismes publics, le secteur privé, le monde académique, la société civile et les pôles technologiques.
Cette approche participative vise à garantir que le texte réponde aux besoins réels des innovateurs et des entrepreneurs. Elle reflète aussi la volonté du Ghana d’instaurer une gouvernance numérique plus transparente et collaborative.
Un potentiel économique estimé à 3,4 milliards de dollars
Selon la GSMA, la transformation numérique pourrait générer 3,4 milliards de dollars de valeur ajoutée pour l’économie ghanéenne d’ici 2029. Le projet de loi représente donc un levier stratégique pour stimuler la création d’emplois et l’attractivité des investissements.
Le ministère prévoit de soumettre rapidement le texte à l’Assemblée nationale, conformément au calendrier fixé pour 2025.
Un cadre juridique pour accélérer l’innovation
Le projet de loi ambitionne d’instaurer un cadre juridique et réglementaire favorisant la recherche et l’innovation. Il veut encourager l’entrepreneuriat, tout en consolidant le rôle des start-up comme moteur du développement économique.
L’écosystème bénéficie déjà d’un réseau de plus de 100 pôles technologiques et incubateurs, offrant mentorat et ressources aux jeunes entreprises. Des start-up emblématiques comme Mpharma, Zepay, ou encore Farmerline témoignent de ce dynamisme.
Un pas de plus vers un hub technologique régional
En Afrique de l’Ouest, le Ghana se classe désormais troisième écosystème derrière le Nigeria et le Sénégal. Accra, sa capitale, figure à la deuxième place régionale et attire de plus en plus d’investisseurs étrangers.
Avec ce projet de loi, le pays confirme son ambition de se positionner comme un acteur incontournable de l’innovation en Afrique.