Gozem s’installe à Brazzaville après une levée de 30 millions $

La mobilité urbaine africaine entre dans une nouvelle ère numérique. Après avoir conquis plusieurs marchés francophones, Gozem débarque à Brazzaville avec des ambitions claires. L’entreprise veut moderniser le transport urbain et soutenir les chauffeurs locaux grâce à son modèle digital. Forte d’une levée de fonds de 30 millions $, la start-up entend consolider son statut de super-application panafricaine.

Gozem, la super-app qui accélère la mobilité en Afrique

Le marché des VTC en Afrique reste encore largement ouvert. Selon la Banque mondiale, l’urbanisation rapide du continent crée une forte demande en solutions de transport efficaces.

Dans ce contexte, Gozem, déjà active au Togo, au Bénin, au Gabon et au Cameroun, a officiellement lancé ses opérations à Brazzaville le 5 novembre 2025. Cette implantation stratégique renforce son expansion en Afrique francophone et vise à combler le vide laissé par la digitalisation encore limitée des services de mobilité au Congo.

L’application permet désormais aux habitants de Brazzaville de réserver différents types de trajets : taxis « verts » géolocalisés, véhicules haut de gamme climatisés, ou encore courses à l’heure.

Un modèle numérique centré sur l’impact social

Le modèle économique de Gozem repose sur un impact social concret. Ses chauffeurs partenaires, appelés « Champions », sont intégrés à la plateforme et bénéficient d’un accès à des outils numériques tels que la géolocalisation, le paiement digital et la traçabilité des trajets.

Cette approche permet aux conducteurs de sécuriser leurs revenus et de renforcer leur professionnalisation. Elle s’inscrit aussi dans la vision d’une mobilité inclusive et durable, promue par des organismes comme la GSMA à travers ses initiatives pour la digitalisation des transports africains.

Une levée de fonds majeure pour soutenir la croissance

L’expansion de Gozem à Brazzaville fait suite à une levée de fonds de 30 millions $ en série B, combinant capitaux propres et dette. L’opération a été menée par des investisseurs tels que SAS Shipping Agencies Services Sàrl (filiale du groupe MSC) et Al Mada Ventures.

Ces financements permettront à Gozem de renforcer sa flotte de véhicules, de développer de nouveaux services fintech et logistiques, et d’accélérer sa croissance régionale.

Cette stratégie s’aligne sur les prévisions de McKinsey, qui estime que les services numériques africains pourraient représenter plus de 180 milliards $ de valeur d’ici 2025.

Une opportunité à saisir dans un marché en mutation

Le retrait de Yango du marché congolais crée une fenêtre d’opportunité unique pour Gozem. En l’absence d’un acteur structurant, la start-up peut s’imposer comme le leader du transport numérique à Brazzaville. Bien sûr, elle doit aussi adapter son offre aux réalités locales.

Cependant, le défi reste de taille. Gozem devra convaincre les conducteurs informels d’adhérer à son modèle, respecter la réglementation locale et garantir un service fiable et sécurisé. La sensibilisation des usagers sera également essentielle pour ancrer durablement les nouveaux usages numériques.

Des retombées positives pour l’économie et l’écosystème digital

L’arrivée de Gozem à Brazzaville pourrait transformer en profondeur le secteur de la mobilité urbaine.

Les bénéfices attendus sont multiples :

  • Amélioration de la qualité des trajets grâce à la géolocalisation et au paiement sans espèces ;
  • Nouvelles opportunités économiques pour les chauffeurs partenaires ;
  • Structuration du transport informel ;
  • Effet catalyseur pour l’écosystème numérique local.

Au-delà du transport, Gozem veut devenir une Super App africaine, intégrant livraison, paiement mobile et services fintech. Cette vision soutient la croissance économique et numérique du continent. En outre, elle place l’innovation africaine au cœur des villes intelligentes de demain.

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