Le Port Autonome de Dakar (PAD) poursuit sa transformation numérique pour fluidifier les échanges commerciaux. Dès janvier 2026, un nouveau système d’échange électronique des Bons à Délivrer (BADs) sera lancé. Cette innovation marque une étape décisive dans la modernisation du commerce extérieur sénégalais. Elle vise à renforcer la transparence, la rapidité et la sécurité des opérations portuaires.
Une étape majeure dans la numérisation du commerce sénégalais
Le Sénégal a déjà engagé de nombreuses réformes pour digitaliser les services publics et faciliter les échanges. L’interconnexion des systèmes informatiques devient aujourd’hui essentielle pour améliorer la coordination entre les acteurs économiques et institutionnels.
Le Port autonome de Dakar et la Direction générale des douanes ont ainsi annoncé la phase pilote du dispositif à partir du 2 janvier 2026. Ce projet permettra de transférer et valider les Bons à Délivrer (BADs) via le Guichet unique portuaire électronique (GUPE). Il s’agit là d’une plateforme déjà utilisée pour plusieurs démarches administratives.
L’échange électronique pour plus d’efficacité et de transparence
Jusqu’ici, le traitement des BADs restait partiellement manuel, exposant les opérations à des lenteurs et à des risques d’erreurs. Le nouveau système permettra d’interconnecter les plateformes informatiques de tous les acteurs portuaires afin d’assurer un traitement automatique et instantané des documents.
Cette interconnexion finalise un processus de dématérialisation amorcé depuis plusieurs années par le Port de Dakar. Elle repose sur le protocole d’échanges de données informatisées PAD/DGD/DPW/GAINDE 2000. Ce dernier est signé le 3 juin 2025, garantissant l’interopérabilité entre les systèmes portuaires et douaniers.
Une modernisation soutenue par des outils technologiques innovants
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la modernisation numérique de la chaîne logistique sénégalaise. Elle fait suite au déploiement de la plateforme Orbus Infinity, mise en service en février 2024, qui a marqué une avancée majeure dans la gestion intégrée des opérations douanières.
L’objectif est clair : accélérer les formalités, réduire les coûts administratifs et améliorer la traçabilité des marchandises.
Un levier stratégique pour l’économie nationale
Le Port autonome de Dakar demeure un acteur clé du commerce extérieur sénégalais, générant à lui seul 95 % des recettes douanières nationales, soit près de 25 % du budget de l’État. Avec l’échange électronique des BADs, le port ambitionne de réduire les délais de traitement, de sécuriser les flux logistiques et d’accroître la compétitivité du Sénégal sur la scène régionale.
Ce tournant numérique permettra également de mieux suivre les opérations portuaires et d’offrir une visibilité accrue aux opérateurs économiques.
En intégrant les technologies digitales au cœur de ses processus, le Port de Dakar confirme son rôle moteur dans la transition numérique du commerce africain.