L’intelligence artificielle devient un levier stratégique pour les économies africaines. Selon la BAD, elle pourrait transformer durablement la croissance du continent. Ainsi, le Maroc veut structurer une vision claire pour capter cette opportunité majeure.
L’IA, un moteur économique stratégique pour l’Afrique
La Banque africaine de développement estime que l’IA pourrait générer 1 000 milliards de dollars. Par conséquent, plusieurs États africains cherchent à se positionner rapidement. Le Maroc souhaite donc exploiter ce potentiel pour moderniser son économie nationale.
Une feuille de route nationale dévoilée en janvier
Le Maroc s’apprête à présenter officiellement la stratégie « Maroc IA 2030 ». Ce cadre stratégique vise à structurer l’écosystème national de l’intelligence artificielle. Il sera présenté lors de l’événement « AI Made in Morocco » à Rabat. La ministre Amal El Fallah Seghrouchni a confirmé cette annonce en amont.
Moderniser l’État et renforcer la compétitivité
La stratégie ambitionne de moderniser les services publics grâce à l’IA. Elle vise aussi à améliorer l’interopérabilité des systèmes numériques nationaux. Ainsi, le Maroc entend renforcer durablement sa compétitivité économique.
Des priorités clairement définies
La feuille de route repose sur plusieurs axes structurants et cohérents. Elle vise l’indépendance technologique et la confiance dans les usages numériques. Elle soutient également le développement des compétences nationales et l’innovation locale. Une couverture territoriale équilibrée complète cette approche globale.
Les Al-Jazari Institutes au cœur du dispositif
La stratégie prévoit la création des Al-Jazari Institutes dédiés à l’IA. Ces centres d’excellence rapprocheront recherche, innovation et besoins économiques régionaux. Ils renforceront ainsi les synergies entre universités, startups et acteurs publics.
Une continuité avec Digital Morocco 2030
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie « Digital Morocco 2030 ». Lancée en septembre 2024, elle place l’IA au centre de la transformation numérique. Elle vise la création de 240 000 emplois numériques d’ici 2030. Le numérique devrait aussi contribuer à hauteur de 10 milliards de dollars au PIB.
Un positionnement international en progression
En 2025, le Maroc a gagné 14 places dans l’indice mondial de préparation à l’IA. Il occupe désormais la 87ᵉ position mondiale et la 8ᵉ régionale MENA. Cette progression renforce la crédibilité de l’ambition nationale.
Des actions institutionnelles concrètes
Le pays a créé une direction générale dédiée à l’IA. Cette structure pilote désormais les politiques liées aux technologies émergentes. Un pôle numérique arabo-africain verra aussi le jour avec le PNUD. Il ambitionne de devenir une plateforme d’innovation numérique durable.
Une dynamique partagée en Afrique
Le Maroc rejoint d’autres pays africains engagés dans l’IA. L’Égypte, le Rwanda et le Kenya ont lancé leurs propres stratégies nationales. Ces initiatives combinent formation, centres d’excellence et cadres réglementaires responsables.
Des impacts attendus à long terme
Une mise en œuvre complète renforcerait la compétitivité marocaine. Elle favoriserait aussi la création d’emplois qualifiés et l’efficacité administrative. Enfin, le Maroc consoliderait sa place sur la scène technologique mondiale.