Guinée-PNUD : un accord pour bâtir l’IA nationale

La Guinée accélère sa transformation numérique avec détermination. Le 15 avril 2026, le ministre Mourana Soumah et le représentant résident du PNUD, Anthony Ohemeng-Boamah, ont signé un document de projet structurant. Cet accord engage les deux parties autour de l’intelligence artificielle et de l’inclusion numérique. Il traduit une vision commune : faire de la Guinée un acteur numérique crédible à l’horizon 2035.

Ce que l’accord prévoit concrètement

Le document de projet définit un cadre d’appui technique clair. Il repose sur deux piliers principaux : le développement de hubs technologiques sur l’ensemble du territoire et la mise en œuvre de programmes de formation à l’IA. Ces initiatives ciblent aussi bien les jeunes que les entreprises et les acteurs publics.

Concrètement, ce n’est pas un accord de principe. Il s’inscrit dans la continuité d’initiatives déjà engagées. L’an dernier, l’Institut supérieur de technologie (IST) de Mamou a accueilli l’UniPod Guinée, premier pôle d’innovation universitaire du pays, soutenu par le programme Timbuktoo du PNUD. Ce centre incube des projets étudiants dans des domaines comme l’agritech, les technologies vertes et l’IA appliquée. Le nouvel accord prolonge et amplifie cette dynamique.

Une stratégie nationale déjà bien engagée

La Guinée ne part pas de zéro. Le pays est devenu le premier pays francophone à adopter l’approche AILA du PNUD, ce qui a directement éclairé sa feuille de route nationale sur l’IA pour la période 2026-2035. Cette avance régionale est significative.

En parallèle, la dynamique a été renforcée par les conférences DounIA, consacrées à la structuration d’une stratégie nationale sur les données numériques. Ces jalons successifs montrent une volonté politique cohérente et durable, bien au-delà des effets d’annonce.

Tout cela s’inscrit dans le programme Simandou 2040 du président Mamadi Doumbouya. Cette vision place la transformation numérique et l’innovation au cœur de la stratégie économique à long terme de la Guinée. L’accord avec le PNUD en constitue donc un levier direct.

Un contexte régional porteur

La Guinée n’évolue pas seule. Le 14 avril, le Sénégal signait également un accord avec le PNUD pour structurer sa gouvernance numérique et accélérer l’IA dans ses services publics. Ce mouvement régional confirme le rôle croissant du PNUD comme partenaire stratégique des gouvernements africains dans leur transition numérique.

Pour aller plus loin, l’organisme international met à disposition des États africains des outils méthodologiques concrets, comme le référentiel AILA, pour évaluer et planifier leurs capacités en IA. C’est précisément ce cadre que la Guinée a su mobiliser avant ses voisins francophones.

Un cap clair pour 2035

En définitive, cet accord Guinée-PNUD marque bien plus qu’une signature administrative. Il concrétise une ambition portée au plus haut niveau de l’État et soutenue par un partenaire multilatéral de premier plan. Former les talents, créer des hubs d’innovation, structurer une politique de données : voilà les chantiers qui attendent maintenant les équipes sur le terrain. La Guinée pose les fondations. Reste à bâtir.

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