Guinée : accords clés pour renforcer sa souveraineté numérique

La souveraineté numérique devient stratégique pour les États africains. La Guinée cherche donc à accélérer sa transformation digitale. Elle utilise pour cela des partenariats régionaux et internationaux. Le Transform Africa Summit 2025 renforce alors cette dynamique nationale.

La Guinée profite du TAS pour consolider ses alliances numériques

La transformation numérique reste une priorité pour plusieurs pays africains. Ces nations misent donc sur la coopération pour accélérer leurs projets. La Guinée accueille pour la première fois le Transform Africa Summit en Afrique de l’Ouest. L’événement se déroule du 12 au 14 novembre 2025 à Conakry.

Rose Pola Pricemou représente le ministère chargé du Numérique lors du sommet. Elle signe plusieurs accords pour renforcer le rôle du numérique dans l’économie nationale.

Ces engagements soutiennent l’ambition nationale de faire du digital un moteur de développement. Ils visent aussi à créer un cadre solide pour la souveraineté numérique du pays.

Un accord stratégique de coopération technologique avec le Sénégal

Le premier accord réunit la Guinée et le Sénégal. Alioune Sall représente alors son pays lors de la signature. Cet accord renforce les liens entre les deux États dans le domaine des TIC. Il encourage le partage d’expériences et d’expertises.

Il soutient aussi l’interconnexion future des infrastructures numériques. Il met enfin en synergie plusieurs initiatives communes dans les deux pays.

Cette coopération renforce l’intégration numérique régionale. Elle sert également les ambitions technologiques ouest-africaines.

La SADA s’installe en Guinée pour former une nouvelle génération de talents

La Guinée signe ensuite un protocole d’accord avec Smart Africa. Le ministère chargé du Numérique et celui de la Formation participent à cette signature. L’accord concerne l’implantation de la Smart Africa Digital Academy dans le pays. Cette école formera des talents locaux aux compétences numériques avancées.

Elle travaillera aussi avec plusieurs institutions nationales, dont la Simandou Academy. Elle contribuera alors à développer un capital humain moderne et compétitif.

Un autre accord lie la Guinée à RealTyme SA, société technologique suisse. Ce partenariat renforce la modernisation et la sécurisation des systèmes publics. Il soutient clairement la construction d’une infrastructure numérique souveraine et sécurisée.

Une stratégie numérique durable portée par l’innovation et la coopération

Le Ministère chargé du Numérique publie un communiqué le 20 novembre. Il affirme la volonté du pays de bâtir une transformation durable.

Cette ambition repose sur la coopération régionale, l’innovation et la formation. Elle mise aussi sur un capital humain capable d’affronter les défis futurs.

Le ministère confirme ainsi une stratégie numérique alignée avec les objectifs gouvernementaux. Il renforce enfin son engagement pour une économie digitale compétitive.

Le troisième pilier de Simandou 2040 place le numérique au centre

Le gouvernement lance, le 13 novembre, le troisième pilier du programme Simandou 2040. Ce pilier veut faire du numérique un moteur de compétitivité nationale.

Il ne s’agit plus seulement d’adopter des outils modernes. Il s’agit désormais de bâtir un socle technologique souverain. Le programme veut moderniser les infrastructures existantes et actualiser le cadre réglementaire. Il souhaite aussi repenser les services publics pour accélérer la croissance.

Il favorise l’efficacité administrative et renforce l’inclusion sociale. Les autorités visent une contribution numérique de 20 % au PIB d’ici 2040. Le pays se situe actuellement autour de 5 %, ce qui laisse une forte marge de progression.

La Guinée progresse dans l’e-administration mais doit renforcer sa cybersécurité

Selon l’E-Government Survey 2024, la Guinée obtient un score de 0,4006. Ce résultat la place au 29ᵉ rang africain dans l’administration en ligne. Le pays se situe au troisième niveau de performance dans le classement cybersécurité de l’UIT.

Il affiche des scores solides pour les mesures légales et organisationnelles. Il obtient respectivement 16,27 et 14,38 sur 20 dans ces domaines. Cependant, des efforts restent nécessaires pour améliorer les mesures techniques. Le pays doit aussi renforcer les capacités et la coopération. Son score global atteint 56,39 sur 100, ce qui montre un potentiel d’amélioration important.

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